Aimer et aider un chien, ce n’est pas le considérer comme un humain, c’est respecter ses vrais besoins. Un chien ne pourra que raisonner en chien, jamais en humain !

Ce n’est pas parce que le shih tzu est un chien de petite taille qu’il faut le surprotéger, cela risquerait de le pousser à l’agressivité !

Et, contrairement à une idée reçue, un chien n’est pas agressif parce qu’il est petit, c’est seulement qu’il ne sait pas comment contrôler ses émotions.

Il doit l’apprendre pendant la période de socialisation, à l’âge de 3 à 14 semaines, grâce aux stimuli prodigués par son éleveur, au départ, puis par son nouveau maître.

Que veut dire régulation émotionnelle ?

Vous avez certainement rencontré des chiens s’effrayant sans raison valable au passage d’une voiture, d’une moto pétaradante, d’un enfant en roller sur le trottoir, d’une personne dans un fauteuil roulant.

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C’est dans leur jeune âge que ces phobies – puisque c’en est – trouvent leur origine : ces chiens ne sont pas capables de contrôler leurs émotions, ils n’ont pas appris la régulation émotionnelle.

Mais qu’est-ce qu’une émotion ressentie par un chien ?

C’est une réaction complexe de l’organisme. Elle s’accompagne d’une stimulation nerveuse, humorale, hormonale, et de comportements spécifiques. Par exemple la peur amène une production d’adrénaline (comme chez l’homme), une accélération du rythme cardiaque, de la respiration et de l’activation du tonus musculaire. Également un comportement de fuite ou d’agression.

Il faut que le chien contrôle ses émotions, sinon il subira des variations importantes d’humeur et de comportement, ce sera insupportable !

Cette stabilité émotionnelle est absolument liée aux facteurs d’environnement qui s’impriment durant le jeune âge. Certaines influences ont lieu déjà pendant la gestation, d’autres commencent à l’âge de 3 semaines et se terminent entre 10 et 14 semaines.

En fait, la domestication et la socialisation aux autres espèces animales sont une régulation émotionnelle par la connaissance de l’environnement, par l’établissement d’un niveau de tolérance aux stimuli, d’un seuil de référence pour lequel il n’est pas nécessaire d’engendrer une émotion.

Pour s’assurer l’établissement d’un bon niveau de tolérance émotionnelle, le chiot doit avoir rencontré avant sa 14eme semaine tous les stimuli qu’il trouvera au cours de sa vie d’adulte.